VOSTOK Jean-Hugues OPPEL (Rivages Noir)

__Voilà bien longtemps que Jean-Hugues OPPEL n'avait pas publié. Nous le retrouvons avec plaisir dans ce thriller économico-écolo-catastrophe, dans la chaleur du territoire Awasati en Afrique du sud. Un thème d'aujourd'hui, où les intérêts de la finance sont plus importants que la condition ouvrière, que l'environnement naturel. Quel respect pour les tribus dont la terre a des richesses que seules les multinationales peuvent exploiter ? Une forme de spoliation quoi ! Jean-Hugues Oppel traite ce sujet avec beaucoup d'esprit, avec des personnages caractérisés qui force l'empathie. Mais les forces de la nature peuvent reprendre leurs droits au détriment de l'avidité humaine. Seuls les autochtones sont avisés (merci les baleines) des dangers de leur contrée... Les plus "faibles" ont la force de leur culture ! Merci JHO Inc.__ Oppel_Couv_Vostok2.jpg

Sur la base de Vostok, en Antarctique, il fait froid. Très froid. On y a enregistré le record de la plus basse température terrestre à quelque -90 °C (par vent nul ou presque). Au plus fort de l’été polaire, la canicule avoisine les -25 °C par beau temps. Pourtant des hommes travaillent dans cet enfer glacé... Quelque part dans le sud du continent africain, aux alentours des installations d’une filiale de l’Union Minière Européenne, été comme hiver il fait chaud. Très chaud. Beaucoup trop pour refroidir les esprits avides de bénéfices à tout prix sur fond de minerais de terres rares aussi précieuses qu’indispensables à l’industrie des communications de pointe - alors le principe élémentaire de précaution face aux catastrophes naturelles et celui des droits de l’Homme passent à la concasseuse; les hommes aussi, parfois. Plantée au milieu de nulle part, une méchante pancarte découverte lors des prospections initiales du territoire Awasati promettait un séjour pénible en ces lieux désertiques... Dans n’importe quelle langue, l’enfer a la même signification. (source : site auteur)